Sept-deux

C'est pas pour me vanter, mais j'ai atteint un âge vénérable, avec, cette année, une mention spéciale décernée par les plus hautes autorités : "fragile et vulnérable". Dont acte. Dorénavant je ferai attention avant de traverser une rue, je ne boirai pas plus d'un litre de vodka à la fois, je ne me brosserai pas les dents avec le balai de ch...s, j'éviterai de boire de l'eau froide juste après avoir mangé des cerises, je garderai mes lunettes de vue pour conduire, je ne grimperai plus aux arbres en jouant à Tarzan, je soignerai mon petit cœur et mes intestins, je troquerai mon masque de Zorro contre un masque à gaz, et, surtout, je ne ferai plus jamais la bise à personne ! C'est donc muni de ces résolutions publiquement déclamées que je me souhaite en bafouillant un peu un joyeux anniversair de Pépé !

Florilège (suite)

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Quelques citations ouïes au hasard des émissions: "Tous les épisodes sur lequel nous ne reviendrons pas" (il vaut mieux, en effet). "Les associations avec lequel nous avons travaillé" (d'arrache-pied de toute évidence)  "Les lieux de vente devient un lieu de rassemblement" (dans la cohue sans doute). "Cet élu n'est pas prête à répondre aux questions" (il n'est pas près d'être prête...)


Ganre et accords 2

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Dans la série j'en ai rien à cirer du genre et je me moque de l'accord, voici encore deux jolies perles. A la radio : on nous explique que, suite au déconfinement, "l'appel de la montagne a été trop forte". C'est vrai : qui résisterait ? Et dans un journal télé, un présentateur raconte : "J'ai croisé la route de Jacqueline Joubert qui m'a mise à l'antenne"... Heureusement ce n'était pas en quarantaine ! C'est comme le ministre qui a été "très surprise"... Alors, bon, quand on parle, la langue peut fourcher. Mais quand on écrit, c'est la plume, le clavier, l'ordinateur qui déraille? Personne ne relit ? Personne ne corrige ? Non, tout le monde s'en contrebalance allégrement... Et pendant ce temps, la Covid court toujours!


Ah! la belle langue

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Depuis quelques jours, la bataille fait rage : covid19, c’est masculin ou féminin ? Dans une époque où l’on veut féminiser les noms de métiers et imposer l’écriture inclusive, cette lutte de titans entre les tenants d’un genre ou d’un autre paraît essentielle. Cependant, il faut noter que, ceux-là mêmes qui voulaient exiger (rappelez-vous!) des étrangers arrivant en France qu’ils parlassent déjà correctement le français, commettent allégrement des fautes qui hérissent le poil de toute personne s’exprimant normalement. Et justement, à propos de "personne" : ce mot est féminin, me semble-t-il et jusqu’à plus ample informé. Or qu’entendons-nous à la radio, à la télévision ? Ceci :

- toutes les personnes atteintes, ils devront prendre etc.

- l’avantage pour ces personnes, c’est qu’ils seront indemnisés

- les personnes qui sont porteurs du coronavirus

- cela dépend des personnes : il y a ceux qui…. et ceux qui...

Et ça continue avec des accords inexistants ou loufoques :

- les réformes qu nous avons faits ou mis en route

- une réunion pour lequel nous avons tout préparé

- l’école élémentaire et la maternelle sont ceux que nous devons etc.

- cela a des conséquences pour le moins inédits

- les régions dans lequel le virus est le moins virulent

- l’Allemagne avec lequel nous entretenons de bons rapports

- ces vacances, les Français les ont mérité(e)s (?) et les ont conquis

- c’est une population pour lequel le risque est important

- les régions en rouge, pour eux le déconfinement sera etc.

- un débat avec ma propre administration, qui eux souhaitent etc.

- on a rencontré des tribus très dangereux

Et il y en a d’autres pas piquées des hannetons (des tournures !) :

- le ministre a été très surprise d’apprendre que…

- le président a été surprise par l’ampleur du phénomène..

- les choses ne sont pas prêtes de s’arranger

- une pépée en jean moulante

Et, pour varier les plaisirs :

- de tout cela va sortir des mesures indispensables

- ce sont une sélection de films d’auteurs

- on a appelé la police. Ils sont arrivés tout de suite…

Et une jolie pour finir :

- les gens ne cessent de tarir d’éloges… !

Du coup, ma verve est tarie aussi.


Livre en attente

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Il faut parfois faire preuve de beaucoup de patience ! Je m'adresse à toutes les personnes qui ont participé à la souscription concernant mon prochain roman : A l'ombre du beffroi, ainsi qu'à toutes celles et ceux qui en attendent la publication. Celle-ci aurait déjà dû avoir lieu. Cependant compte tenu des circonstances particulières de ce printemps inédit, l'édition est repoussée au mois de septembre. Je dis bien : reportée et non annulée, car, comme vous vous en doutez je tiens particulièrement à la sortie de ce livre. J'y tiens d'autant plus que j'ai commencé (profitant d'une inaction plus subie que volontaire) à travailler à la suite : l'action se passera à Obernai et à Strasbourg et s'étirera sur trois décennies, de 137 à 1967. Le titre en est (provisoirement) : Chaque jour, l'apothéose. Je vous souhaite de bien vous porter et vous donne rendez-vous dans quelques mois.


Les "invisibles"

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Ce matin, à la radio, émission consacrée aux invisibles. Qézaco les "invisibles"? Il paraît que ce sont celles et ceux qu'on ne voit pas. Et dénumérer : les infirmières, les caissières, les éboueurs, les livreurs, bref ces gens (et il y en a d'autres) qui font tourner la machine. Question simple: ils et elles sont invisibles aux yeux de qui ? Réponse : aux yeux de ceux qui sont tout en haut, l'élite dirigeante, qui ne font pas les courses, qui ne passent jamais le balai, qui ne conduisent même pas leur voiture, celles et ceux qui ne connaissent pas le prix d'un pain au chocolat, qui n'ont jamais croisé le "peuple" dans le métro à 5h30 (du matin!), qui découvrent aujourd'hui qu'il existe des gens qui sont des citoyens, des gens qui ont des métiers indispensables - et pourtant si peu valorisés!... Peut-être qu'à force d'arriver dans des locaux tout propres vers 9h on s'imagine qu'ils se sont lavés tout seuls (grâce à des robots ? des pschitteurs automatiques ? des bureaux auto-nettoyants ?) Mais nous, les gens d'en bas, on sait comment ça se passe, on sait QUI fait quoi dans lesdits locaux et quand et pour quel salaire, on les connaît ces invisibles, on leur dit bonjour, on les remercie pour leur boulot, on ne les méprise pas, on sait ce qu'on leur doit. Alors salut les invisibles, et zut à ceux qui ne vous ont jamais vus !


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Balade liée à l'activité physique individuelle

Rédigé par André Cabaret - - Aucun commentaire

Je viens de me dégourdir les jambes en suivant les recommandations officielles, c'est-à-dire en évitant les sentiers pédestres et autres chemins de campagne. Eh bien, je l'avoue : on est vachement mieux en ville sur des trottoirs mesurant 60 cm de large, sur lesquels on ne peut pas se croiser, dans l'odeur des gaz d'échappement et en zigzaguant entre les crottes de chiens qui encombrent dorénavant ces fameux trottoirs pire qu'avant ! La sagacité des élites qui nous gouvernent m'étonnera toujours. Comme disait l'autre : "Des gens de bon conseil ont su me faire comprendre / Qu'à la bêtise humaine j'avais des comptes à rendre / Que sous peine de voir tomber le couperet / Je devais protéger tous mes petits secrets"...


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