Sept-deux

C'est pas pour me vanter, mais j'ai atteint un âge vénérable, avec, cette année, une mention spéciale décernée par les plus hautes autorités : "fragile et vulnérable". Dont acte. Dorénavant je ferai attention avant de traverser une rue, je ne boirai pas plus d'un litre de vodka à la fois, je ne me brosserai pas les dents avec le balai de ch...s, j'éviterai de boire de l'eau froide juste après avoir mangé des cerises, je garderai mes lunettes de vue pour conduire, je ne grimperai plus aux arbres en jouant à Tarzan, je soignerai mon petit cœur et mes intestins, je troquerai mon masque de Zorro contre un masque à gaz, et, surtout, je ne ferai plus jamais la bise à personne ! C'est donc muni de ces résolutions publiquement déclamées que je me souhaite en bafouillant un peu un joyeux anniversair de Pépé !

Nouveau Quelle époque !

Rédigé par André Cabaret - - Aucun commentaire

Nous vivons une époque formidable, à la fois contradictoire et paradoxale. On vient de fêter le 8 mars, une journée importante. Mais une journée qui ne devrait même pas exister, car est la preuve que tout va de travers dans ce monde. On aurait dû dépasser depuis longtemps ces stupidités de différences hommes/femmes au détriment des secondes et pour la plus grande honte des premiers. Laissons de côté le monde entier, jetons un coup d’œil sur la France. On a pu croire pendant un temps, après Mais-68 et dans les années 70 que quelque chose avait changé. Libération des mœurs, batailles féministes, hommes s’occupant de leur bébé et promenant des landaus, création du MLF, apparition du MLAC, fondation du FHAR, bref un air de liberté joyeuse et d’épanouissement mutuel. Mais j’entends toujours parler du patriarcat et de ses ravages ; j’entends toujours parler d’inégalités salariales ; j’entends toujours parler d’insécurité dans les rues, de nécessité de faire attention à sa tenue, d’éviter certains quartiers à certaines heures ; j’entends toujours parler de domination masculine ; j’entends toujours parler de violences faites aux femmes ; j’entends toujours parler de viols, d’agressions, de féminicides ; j’entends parler de masculinisme ; j’entends parler de l’invisibilisation des femmes dans l’art, la politique, les sciences (citons : Lise Meitner, Nettie Stevens, Rosalind Franklin, Gladys West), la vie sociale. Et pourtant, pourtant… ! Prenons quelques données vérifiables significatives d’un changement.

Le cas des femmes compositrices est révélateur. On compatit au sort de cette pauvre Fanny Mendelssohn éclipsée par son frère et de la malheureuse Clara Schumann noyée dans l’ombre de son mari. On a « oublié » les femmes qui composaient, on ne peut même pas citer d’autres noms que ces deux-là. Néanmoins, en France, à la radio, on peut écouter les œuvres jouées, enregistrées et diffusées de quelques femmes. En vrac :

Sappho, Hildegard de Bingen, Isabella Leonarda, Maddalena Casulana, Maddalena Sirmen, Elisabetta de Gambarini, Virginie Morel, Marianne von Martines, Elisabeth Jacquet de la Guerre, Hélène de Montgeroult, Pauline Viardot, Hélène Liebmann, Caroline Boissier-Butini, Laura Valborg Aulin, Emily Mayer, Elfrida Andrée, Amy Beach, Luise Adolpha Le Beau, Laura Netzel, Dora Pejačević, Alice Mary Smith, Florence Price, Agathe Backer-Grøndahl, Mathilde von Meyrswalden, Leokadiya Kashperova, Alice Tegnér, Fernande Decruck, Louise Farrenc, Mel Bonis, Marie Jaëll, Henriëtte Bosmans, Rosalind Ellicott, Margarethe Danzi, Amanda Röntgen-Maier, Augusta Holmès, Cécile Chaminade, Charlotte M. Blake, Grażyna Bacewicz, Alice Tegner, Lili et Nadia Boulanger, Vilma von Webenau, Germaine Tailleferre, Henriette Renié, Marguerite Monnot, Ina Boyle, Yvonne Desportes, Claude Arrieu, Mathilde Kralik von Meyrswalden, Betsy Jolas, Jeanne Demessieux, Eugénie Rocherolle, Edith Canat de Chizy, Ellen Taaffe Zwilich, Bohdana Frolyak, Nina Makarova, Charlotte Sohy, Anne-Marie Orbeck, Alla Pavlova, Kaija Saariaho, Heather Schmidt, Larysa Kuzmenko, Elsa Barraine, Karen Beaumont, Ruth Gipps, Maria Bach, Natalia Baklanova, Thembelihle Dunjana… La liste n’est pas exhaustive.

Il n’y a pas de femmes cheffes d’orchestre. Ah bon ? On en dénombre pourtant une bonne quarantaine. Il existe même un concours exclusif pour les femmes…lent maintenant dans tous les sports, collectifs ou individuels. N’oublions pas la moisson de médailles olympiques effectuée en été comme en hiver par les sportives ! ll y a même des commentatrices sportives qui rivalisent d’aisance avec messieurs les commentateurs.

On a longtemps accusé la BD d’être machiste : trop de héros masculins, pas assez de dessinatrices, etc. On dénombre à ce jour au moins 80 dessinatrices de BD. Quant aux héroïnes, allons-y :

Avec un partenaire : Aaricia, Kriss de Valnor, Chinook, Cixi, Comanche, Laureline…

Comme personnage principal : Adèle Blanc-Sec, Agrippine, Arya, Barbarella, Druuna, Isabelle, Jeannette Pointu, Jessica Blandy, Jo, Ladys S, Line, Mélusine, Natacha, Les Panthères, Paulette, Prudence Petitpas, Scarlett Dream, Sibylline, Sophie, Yoko Tsuno, et d’autres...

Idem dans les films ou les séries télévisées. On a connu ces feuilletons où les femmes étaient au mieux des faire-valoir, au pire des bécasses stupides, entourées de mâles virils, intelligents, parfois méchants, mais toujours mis en valeur. Or si on consulte les séries de ces 20-25 dernières années on constate une chose « inouïe » : il y a des femmes (donc des actrices) qui tiennent le rôle principal dans des polars ou autres ! Incredible, no ? Diffusées sur les chaînes françaises :

D’abord deux séries où ces dames et demoiselles sont sur le devant de la scène : Une famille formidable et Un village français.

Puis des films qui reposent sur les épaules d’un personnage principal féminin : Aïcha, Agathe Koltès, Alexandra Ehle, La Battante, Le Bazar de la Charité, Capitaine Marleau, Clara Sheller, Clem, Les Combattantes, Diane femme flic, Femmes de loi, Dolmen, La Garçonne, HPI, Innocente, Insoupçonnable, Joséphine ange gardien, Léa Parker, Le juge est une femme, La Loi d’Alexandra, La Loi de Barbara, La Louve, Madame le Consul, Mademoiselle Joubert, Nina, La Nouvelle Maud, Pour Sarah, Prise au piège, Rani, Rebecca, Sam, Sœur Thérèse.com, Sophie Cross, Suspectes, Victoire Bonnot, La vie devant elles, Zodiaque, Blanca, Les Randonneuses

Séries avec deux personnages H/F à égalité : L’art du crime, Cherif, Tandem, Magellan, Mongeville, La Stagiaire. Souvent aussi les Meurtres à...

Séries avec groupe (où le personnage principal est une femme) : Boulevard du Palais, Candice Renoir, Cassandre, Une femme d’honneur, Profilage, Julie Lescaut, Famille d’accueil, Brocéliande

Séries avec deux femmes principales : Astrid et Raphaëlle, Week-end chez les Toquées, Tropiques criminels, Rizzoli et Isles, L’Eclipse .

Séries avec trio (dont deux spécimens femelles pour un spécimen mâle) : Les Petits meurtres d’Agatha Christie (première et deuxième saisons) + Les Trois Brestoises !

Et dans les émissions de radio ou de télévision ? Là où l’on avait avant des Guy Lux, des Mourousi, des Rapp, des Sérillon, des masure, des PPDA, on a aujourdh’ui des Léna Salamé, Sonia Mabrouk, Anne-Sophie Lapix, Leïla Kaddour, Marie Drucker, Sonia Chironi. Et sur d’autres médias : Valérie Brochard, Daphné Roulier, Christine Kelly, Laurence Ferrari, Adeline François, Lorène de Susbielle, Marie Gentric, Anne-Claire Coudray, Patricia Loison, Marina Carrère d’Encausse, et on n’oubliera ni Karine Le Marchand ni Faustine Bollaert.

On redécouvre l’importance des femmes dans tous les domaines scientifiques, et on comprend que des hommes (leurs collègues, leurs patrons) leur ont volé les résultats de leurs recherches. Et si on parlait de politique : qui entend-on à longueur d’antenne ? On se le donne en mille : Mathilde Panot, Sandrine Rousseau, Manon Aubry, Marine Le Pen, Rokhaya Diallo, Valérie Pécresse, Rachel Khan, Sarah Knafo, Rachida Dati, Danièle Obono, Alice Cordier, Rima Hassan, Marylise Léon et Sophie Binet (à la tête des deux plus importants syndicats français, excusez du peu!), Aurore Bergé, Maud Bregeon, Catherine Vautrin (ministre des Armées, quand même!), Annie Genevard, Elise Lucet, Ruth Elkrief, Apolline de Malherbe, Natacha Polony, Nathalie Saint-Criq, Elisabeth Lévy, Caroline Fourest, Clémentine Autain, Marine Tondelier… et la liste n’est pas exhaustive… et on n’omettra pas de signaler toutes les intervenantes à propos de l’Ukraine, d’Israël, de Gaza, de l’Iran, de l’Afghanistan, etc. ni les déclarations tonitruantes d’une Theodora qui dans ce pays raciste qu’est la France décroche à 22 ans quatre trophées aux Victoires de la musique !

Et malgré tout ça, les femmes sont toujours considérées comme des « deuxièmes couteaux », des valeurs peu sûres, des proies à débusquer, des hystériques ou des dépressives, victimes de propos sexistes et de harcèlement, bref, des empêcheuses de masculiniser en rond ! Et aujourd’hui encore des femmes meurent Qu’est-ce qui rend les mecs si kons, bon sang de bonsoir ?? Qu’est-ce qui les empêche de comprendre que vivre en bonne entente avec la gent féminine est la meilleure chose qui soit au monde ? Manque d’éducation, manque d’empathie, manque d’intelligence, manque de sensibilité, manque de bon sens, manque d’humanité, manque de virilité (la vraie, celle qui consiste à être un homme fiable et affable) ou surcroît de virilité mal comprise, manque de savoir-vivre, manque d’honnêteté… Pas tous les mecs, la dieu merci ! Mais trop, beaucoup trop. Alors on progresse d’un côté, on régresse terriblement de l’autre. Contradiction, paradoxe… Et c’est en France ; alors dans le reste du monde ! Eh oui, messieurs, il y a du boulot pour ce qui vous concerne.


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Ukraine ot not Ukraine ?

Rédigé par André Cabaret - - Aucun commentaire

Les négociations vont bon train en vue d’un cessez le feu en Ukraine. Pour commencer, il faudrait que tout le monde soit d’accord sur le fait que c’est la Russie qui doit , la première, cesser de bombarder son voisin. Le cessez le feu ne peut pas être le fait de l’agressé, mais bien celui de l’agresseur. Et si ces négociations n’aboutissaient pas à quelque chose de valable ? On ose à peine y penser.

Pourquoi ce serait effrayant si l’Ukraine perdait la guerre ? Pourquoi ce serait effroyable si la Russie gagnait la guerre ? Pour une raison toute simple : parce qu’on sait ce qu’il adviendrait des Ukrainiens et de l’Ukraine. Et qu’adviendrait-il, demandent des voix innocentes, naïves ou malveillantes ? Une catastrophe, voici ce qui adviendrait. Car on sait de quoi les Russes sont capables. Ils ont déjà envahi un pays qui ne les menaçait pas. Ils ont saccagé ce pays, causant des milliers de morts et de blessés, détruisant des infrastructures indispensables, affamant, violant, torturant des innocents. Des gens qui ne font que résister ! Face à ce peuple qui s’entête à ne pas céder, les Russes se déshonorent, grâce à leur président, en s’entêtant à continuer une guerre dont plus personne ne sait à quoi elle rime. Mais s’ils s’emparaient de l’Ukraine, une chose est sûre : ils anéantiraient les Ukrainiens. Rappelez-vous les populations déportées sous le régime communiste/stalinien : des milliers ? Non ! Des millions de personnes arrêtées, jugées et déportées : opposants réels ou non, clergé, paysans, prétendus saboteurs, etc. En 1932-1933, des millions de morts en Ukraine et dans d’autres régions par la famine organisée. En 1941, les citoyens d’origine allemande « éloignés » on ne sait où qui se sont évaporés de la surface du globe. Et des peuples entiers condamnés à un exil douloureux (assignés à résidence dans des régions arides ou glacées de l'Asie soviétique, ou carrément zekisés au goulag). En vrac : Kalmouks, Tchétchènes, Ingouches, Tatars de Crimée, Arméniens, Karatchaïs, Baltes, Polonais, Moldaves, Finnois, n’en jetez plus, la coupe est pleine. Si l’armée russe gagne, ce sera l’horreur. Les hommes : fusillés ou réduits en esclavage. Les femmes : emprisonnées et violées. Les enfants : russisés et rééduqués. La langue ukrainienne oubliée. Le pays repeuplé d’allogènes. Ses ressources naturelles pillées. C’est à peine croyable ? Très juste. Et pourtant, tout, dans l’histoire, prouve que le pire est parfois inévitable. Ce ne sont pas les exemples qui manquent sur la planète, ni hier, ni aujourd’hui… Et qui peut croire que les Russes ne feraient pas aux Ukrainiens ce qu’ils ont fait à d’autres ? Ils leur ont déjà fait tant de mal... Alors oui il faut aider l’Ukraine, ou alors il faut renoncer à se regarder dans une glace.

 


B...b...boire...

Rédigé par André Cabaret - - Aucun commentaire

Un documentaire intitulé Boire passe à la télévision. Loin de nous l'idée que l'alcool n'est pas un fléau. C'en est un, ô combien ! Mais à quand un documentaire intitulé Drogue ou Shoot mortel ou Trip fatal...? C'est à croire que dans les hautes sphères dirigeantes on craint davantage la réaction des narcotrafiquants que celle des viticulteurs. Il est vrai que ces derniers règlent rarement leurs comptes de château à château à coups de kalachnikovs avec des balles perdues à gauche ou à droite ! Hypothèse ? Seulement ? Il serait bien qu'on nous prouve le mal-fondé d'une telle idée...


Les mêms qui...

Rédigé par André Cabaret - - Aucun commentaire

La présidente de l'Assemblée nationale a fait une délaration marquante au sujet du "truc qui tombe du ciel", c.-à-d. un héritage. Bien sûr, elle ne visait pas les grosses fortunes, mais les biens que des Français moyens léguent à leur descendance. Et qu'il faut taxer. Et bien des gens sont d'accord avec elle. Ce sont d'aileurs les mêmes qui trouvent scandaleux que des enfants ne reprennent pas la ferme de leurs parents, ou la boulangerie, ou la boucherie, ou la cordonnerie, bref la toute petite entreprise familiale. Mais s'ils la reprennent, indignation: c'est un truc qui leur tombe du ciel, donc il faut taxer. On tourne en rond ? Eh oui...


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