Charlie or not Charlie

Rédigé par André Cabaret - - Aucun commentaire

Dix ans déjà que l'équipe de Charlie a été massacrée. A l'poque, rares étaient ceux qui ne se disaient pas "Charlie". Pourtant cela suscite quelques réflexions. Avant l'attentat, le journal et celles et ceux qui y collaboraient étaient assez mal considérés. Trop vulgaires, trop à gauche, trop à droire, trop sexistes, trops racistes, trop ceci ou trop cela. Avec le massacre, on s'est solidarisé avec les morts et leurs proches. Bravo. Mais depuis, on entend la musiquette du "ils ont exagéré, ils sont allés trop loin, finalement ils l'ont bien cherché, ils n'ont eu que ce qu'ils méritaient"... Ben voyons! Ils ont caricaturé à peu près tout. Jésus, Marie, Joseph, Dieu, le pape, les évêques, les curés, les scouts. Oh, il y a eu quelques réactions indignées, mais ils ont continué à mettre en scène les sus-cités. Et puis quelques autres. Mais là, pour ces quelques autres, il y a eu des réactions plus qu'indignées. Des pays entiers sont entrés en effervescence. Car il y avait "offense". Paraît-il. C'est quand même curieux de se dire qu'un être suprême capable de créer un univers soit offensé par trois ou quatre vignettes parues quelque part sur ce confetti qu'est la Terre, infime poussière perdue dans le cosmos! Blasphème! a-t-on entendu de la part de ceux qui osent penser à la place du Créateur. C'est évident : il est plus blasphématoire de faire un dessin que de trucider 10, 12, 15 dessinateurs, voire que de tuer 300 kouffars parce qu'ils sont kouffars. Parfois on se demande où vont se cacher le bon sens, l'humanité, l'intelligence...? Les choses ent bien changé depuis les années soixante-dix. Il suffit de relire le N° 6 de l'Echo des savanes, dans lequel Gotlib raconte un festin organisé par les dieux. De quoi bien remettre les idées en place !

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Le 8 mars

Rédigé par André Cabaret - - Aucun commentaire

En ce lendemain du 8 mars, force est de constater que ce qui ne devrait plus être qu'un lointain souvenir demeure une nécessité pour rappeler à tous que les "droits" des femmes sont exactemen les mêmes que ceux des hommes. Les devoirs aussi, d'ailleurs. Pourtant le patriarcat qui s'est installé dans l'humanité depuis la nuit des temps ne cesse d'imposer son mode de mentalité débile partout dans le monde. J'ai la conviction que ce patriarcat et son autoritarisme ne reposent que sur une seule cause : la jalousie. Oui : une diférence essentielle existe entre les hommes et les femmes. Celles-ci mettent des enfants au monde, elles donnent la vie. Les hommes ne peuvent pas faire cela; la vie, ils l'ôtent. Ils sont jaloux  du pouvoir extraordinaire qu'ont leurs compagnes. Et, par pure jalouise, ils ont muselé lesdites compagnes, ils ont usé de leur force pour faire payer cher aux femmes cette capacité indéniable. Le pouvoir mâle? Une simple manifestation de jalousie. C'est aussi bête que ça. Et je doute qu'on puisse me prouver le contraire...

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Comment jouer avec les définitions...

Rédigé par André Cabaret - - Aucun commentaire

L'autre jour, au cours d'un débat, une intervenante a affirmé qu'après avoir fait quelques recherches elle pouvait donner la définition du racisme: "la discrimination d'un groupe de personnes données". Si l'on prend la peine de se renseigner, on tombe en effet sur ces deux définitions : "1. Idéologie postulant une hiérarchie des races. 2. Discrimination, hostilité violente envers un groupe humain." Selon toute évidence, la dame n'avait retenu que la deuxième assertion. Ce qui est dangereux. Car on peut discriminer par exemple les femmes dans un groupe humain, ou les enfants, ou les vieux, ou les rouquins, voire les handicapés : quel rapport avec une race? On peut ostraciser les représentants de telle ou telle tendance politique, de telle ou telle religion : que vient faire la race là-dedans?... Le racisme est une stupidité car il postule l'existence de races au sein de l'espèce humaine ; or on sait qu'il n'y a qu'une race humaine se manifestant sous différents aspects que rien ne permet de hiérarchiser. On en arrive à la conclusion que les mots perdent de leur substance, et même de leur sens, selon les locuteurs. On s'aperçoit aussi que certains locuteurs sont plus libres de s'exprimer que d'autres. Lorsque Christiane Taubira parle de "la race créole qui a des spécificités particulières", nul ne lui en fait grief. Mais essayez de dire que la race berrichonne, angevine ou bordelaise a des qualités qui etc., vous verrez le tollé ! A force de taxer de raciste toute personne qui, en s'exprimant, s'éloigne de la doxa bien pensante, on dénie à cette formulation  sa vertu première qui est de condamner une imbécillité ! Et l'on coupe court à tout dialogue, tout échange de points de vue. C'est tristounet...

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Ironie 2

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Alors résumons-nous. 1) On prône à tout crin le multiculturalisme, il faut de la mixité sociale, raciale, religieuse, on doit se mélanger toutes et tous --- mais ! attention ! Il est interdit de "s'accaparer la culture des autres" sous peine de passer pour d'infâmes exploiteurs. 2) Il faut respecter les différences, les accueillir en tant que telles, ne pas les critiquer, leur accorder la place qu'elles "méritent" --- mais ! attention ! Il faut, dans le même temps, qu'on soit indifférenciés : hommes/femmes, c'est la même chose : vive la différence indifférenciée! 3) On est tous égaux et semblables --- mais ! attention ! Il convient de distinguer les Blancs des Noirs, les ceux-ci des ceux-là et ne pas confondre un(e) représentant(e) du peuple opprimé avec un sinistre individu de la classe opprimante... 4) Tout se vaut, sauf ce qui ne se vaut pas. 5) On peut rire et se moquer de tout, sauf  de (bon, là, il me faudrait 55 pages pour établir la liste non exhaustive). 6) Il est impératif de promouvoir le "vivre ensemble" même avec celles et ceux qui refusent impérieusement de vivre ensemble les un(e)s avec les autres. 7) Il est interdit d'interdire saud quand il n'est pas interdit de ne pas interdire, et inversement; pareil pour la censure. 8) Il est impensable de stigmatiser ou de discriminer qui que ce soit --- mais ! attention ! à condition que ce qui que ce soit ne se présente pas sous les traits d'un homme (horreur) blanc (abomination) forcément violeur (sans excuse) esclavagiste (par définition) dominateur (ben tiens) et donc bon à vouer aux gémonies... 9) La liberté de parole est intangible --- mais ! attention ! si ma parole froisse quelqu'un, ce quelqu'un n'est pas obligé de me rétorquer par une argumentation, il peut passer directement aux coups, au poignard, à la mitraillette, au lynchage, et je devrai encore dire merci. 10 ) Tout écrivain peut écrire ce qu'il veut --- mais ! attention ! en ne prenant comme personnage que son reflet dans la glace, car, autrement, il usurpe l'identité des sexes, des croyances, des origines, des fantasmes d'autrui, et ça c'est rigoureusement puni par la loi de celles et ceux qui détestent qu'on s'exprime en leur nom (même dans une fiction...) 11 Et cerise sur la gateau : il faut se dégenrer, sans jamais perdre de vue que dans cette indifférenciation généralisée les hommes restent des salauds et les femmes des saintes...! Bref, on l'aura compris, il est de bon ton d'être éveillé(e)s et vigilant(e)s ! ! !

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Ironie 1

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Les Talibans vont reprendre le pouvoir et outre qu'ils apporteront d'innombrables bienfaits à leur pays, ils rappelleront au monde combien il est dangereux de consommer certains produits, car comme chacun sait, à manger du porc, on se transforme en porc. Pour preuve, il suffit de voir les millions de personnes qui ont mangé du mouton et se sont transformées en mouton. Les millions de gens qui ont avalé de la vache ou du bison et sont devenus des vaches ou des bisons. Les millions de personnes ayant mangé du poulet, de la dinde, de l'oie ou du canard et qui se sont tranformées en gallinacés. Les millions de pêcheurs qui ont avalé du poisson et sont devenus des animaux aquatiques. Sans parler des végétariens/végétaliens/vegans qui à force d'à force se sont transformés en plantes (vivaces ou non, ça, l'histoire ne le dit pas). Donc avis à tous les ceusses qui aiment le jambon, le saucisson ou la daube de marcassin, méfiez-vous. On vous aura prévenus !

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