Cloclo

Rédigé par André Cabaret - - Aucun commentaire

Un Grand échiquier a été consacré à Claude François récemment. Une émission fourre-tout où on a entendu… de tout ! Le chanteur exerce sur le public deux sortes de réactions : il y a ceux qui l’adorent inconditionnellement et ceux qui le détestent férocement. Il faut avouer que sa personnalité, ses travers, ses mœurs, son caractère prêtent le flanc à toutes les critiques. On n’en disconvient pas. On souligne cependant souvent son professionnalisme, son sens du rythme, on dit qu’il était musicien. D’accord. Je trouve toutefois qu’on passe systématiquement à côté de l’essentiel. Je m’explique. Il y avait trois artistes en un seul chez lui. Le showman, dont il reste quelques images filmées en plus des souvenirs gravés dans la mémoire des spectateurs et surtout des spectatrices. L’homme de télévision, avec ses prestations dansées, ses costumes à paillettes, ses Claudettes, et ses duos avec d’autres célébrités. Reste le chanteur. Celui qui enregistrait ses chansons en studio. Celui-là n’avait pas d’image à défendre, pas de performance à réaliser, pas de spectateurs à combler. Il pouvait se consacrer à l’interprétation de la chanson en cours : texte + musique. Et chaque fois que j’écoute certaines de ces chansons (pas toutes, loin de là), je me dis : « Tu savais drôlement bien chanter, mon salaud ! » Moduler sa voix, jouer des nuances, partir dans de grandes envolées, laisser deviner un sourire soulignant une phrase ou un mot, passer du grave à l’aigu et inversement, installer une atmosphère, accentuer les contrastes entre pianissimo et fortissimo, bref, faire œuvre d’orfèvre dans un genre réputé mineur. On se dira : Où a-t-il vu ça ? Oh, c’est sûr, ça ne saute ni aux yeux ni aux oreilles dans ce qu’on appelle les « tubes ». Mais moi, je pense à des chansons moins connues, voire méconnues. Quelques titres pour appâter votre curiosité : Je sais ; Geordie (une chanson où il n’y a aucune rime) ; Ce monde absurde ; Mais tout ça c’était hier ; Comme les autres ; Olivier (un père qui s’adresse à son fils adoptif) ; La solitude c’est après ; Après tout ; Un monde de musique ; Les choses de la maison ; Même si tu revenais; Quand un bateau passe ; Dans une larme ; Aussi loin ; Terry ; Au coin de mes rêves… C’est ce qu’il nous reste de lui, essayez, ça vaut le coup !

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